Le vagin rouillé de la reine à Versailles ou l’art en période de crise

vagin 1

Ah… l ‘art contemporain ! Attention, c’est « réac » de critiquer l’art contemporain. Surtout lorsqu’on n’y connaît pas grand chose.

J’ai découvert à Versailles l’oeuvre d’Anish Kapoor. Il s’agit d’un long tube rouillé dont l’extrémité est en forme de trompette, à côté duquel se trouve un tas de terre peinturluré de rouge, juxtaposant un trou tout aussi rouge ( d’où vient le tas de terre, donc). Une oeuvre monumentale, ce qu’il faut dans un monumental parc à coté d’un monumental château. Et puis… c’est bien le mélange des genres, c’est intéressant, ça ouvre le regard sur de nouvelles perspectives…
Bien qu’honnêtement, j’appellerais plutôt ça de la déco que de l’art.

vagin 3

En demandant ce que représente la création en question, on me dit que c’est « Le vagin de la reine ». C’est amusant, ça me fait sourire. C’est facile en effet de se moquer de l’art contemporain. Oui, sauf que lorsque je demande ce que, sérieusement, représente l’oeuvre en question, on me dit encore : le vagin de la reine ! L’artiste lui-même l’a surnommé ainsi. Ah… Quelle finesse ! Quelle délicatesse ! Là, je trouve ça moins drôle. Est-ce provoquant ? Non, mais franchement, on est en France, on est au 21e siècle ! Il en faut un peu plus pour provoquer, non ? Si c’est juste pour faire parler, c’est gagné, ça ne laisse personne indifférent. C’est ça, l’art contemporain, ça interroge le monde, ça bouscule les certitudes et les habitudes. Inutile de comparer la qualité de l’oeuvre avec un Velázquez ou un Michel-Ange, c’est pas pareil. On l’aura compris…

En fait, ça me fait penser un peu à des gamins. Il suffit de dire « vagin » ou « sexe » pour provoquer, amuser et faire causer. Un peu comme des gosses qui ricanent bêtement lorsqu’ils entendent les mots « zizi » ou « prout ».

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Un tube rouillé et un tas de terre rouge. C’est comme ces artistes qui peignent avec leur tampax. C’est « provoquant », « novateur »… Pas forcément élégant, certes, mais au moins…. c’est écologique ! On recycle, et c’est de la peinture bio !
Bon, il est certainement sympa M. Kapoor. Il fait même des choses pas mal. Son miroir en forme de haricot géant à Chicago, par exemple, a de la gueule.

Non, ce qui dérange, c’est un peu comme les joueurs de foot, c’est le crédit qu’on donne à ces gens-là et leur salaire indécent. ( Et comme tout le monde, je tombe dans le panneau : j’en parle !)

J’ai également ouï dire que dans un projet urbain dans une ville que je connais bien, dans les 1 % artistique, on allait peindre des plaques d’égout à l’or fin.

C’est beau l’art en période de crise.

 

 

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